Avignon, c’est d’abord un plaisir

Gilles Simond, 24 Heures régions, 22 juin 2010

Massimo Furlan le Lausannois s’apprête à rejoindre Avignon avec son nouveau spectacle, 1973 : l’histoire d’un animateur de mariages qui reproduit le Concours Eurovision de la chanson de cette année-là, où apparut notamment un certain Patrick Juvet. « C’est l’occasion de revivre l’émerveillement ressenti à l’époque devant le petit écrant, confie l’acteur-performeur. Pouvoir le faire en Avignon, c’est d’abord un plaisir, celui de montrer un spectacle dans ce cadre-là, de disposer de cet espace de liberté. Je trouve très drôle que mon travail, décalé par rapport aux formes traditionnelles de théâtre, soit montré là-bas.
Reste qu’on n’est pas invité dans la Cité des Papes par hasard. « Vincent Baudriller, le directeur du festival, nous suit depuis quelques années. Il est au courant de nos projets, a vu les précédents spectacles, et celui-ci l’intéresse beaucoup, avec son rapport à la musique populaire, notamment. »
Furlan n’oublie pas les aspects très concrets : Avignon assure une partie du financement du spectacle, complété par une coproduction internationale qui lui permettra de partir en tournée. « C’est vital pour nous. Nous sommes une petite compagnie indépendante, continuellement en état d’étouffement par rapport à la charge de travail. Et puis le Festival d’Avignon est une caisse de résonance. C’est très important vu la difficulté à réaliser certains projets. Il est clair que le « label » Avignon aide à ouvrir les portes. »

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